Les espèces animales

L’inventaire de l’avifaune a été réalisé selon la méthode des transects.
Ce protocole consiste, après identification des différents types de milieux présents sur le territoire d’étude, en la définition d’un parcours traversant l’ensemble de celui-ci.

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Site et protocole

Le territoire concerné par la présente étude est localisée sur la commune de Taponas. Il comprend l’île de Taponas dominée par un boisement de type alluvial, les berges de la Saône et de la lône (bras mort) au centre de cette île, et d’une zone de prairie de fauche aujourd’hui certifiée en agriculture biologique. La carte ci-dessous présente le périmètre de l’étude, ainsi que le découpage par secteur.

La réalisation de l’inventaire de l’avifaune nicheuse a été confié à la Ligue de Protection des Oiseaux du Rhône.

Effectifs des espèces recensées

Présence d’un oiseau rare, le Courlis Cendré

C’est l’une des espèces emblématiques du Val de Saône, dont les effectifs sont relativement faibles dans notre département (30 à 60 couples estimés pour le Rhône). L’espèce a été observée cette année mais uniquement dans les parcelles agricoles situées au sud des limites du territoire d’étude. Ces parcelles étaient pour cette année utilisées uniquement comme zone de nourrissage.

En revanche, bien que la période de suivi et la hauteur de l’herbe ne permette pas de le confirmer, il est probable que l’espèce se reproduise dans la grande prairie du territoire d’étude, qui correspond parfaitement au milieu de reproduction qu’elle affectionne.

Le Courlis cendré niche au sol, dans des zones herbacées sèches ou humides. Dans le Val de Saône les couples se font de plus en plus rares du fait de la disparition des prairies de fauche et du morcellement des parcelles. Les pontes étant généralement déposées début avril, les jeunes sont généralement volants lors des fauches.

Si sa reproduction sur site se confirmait sa présence représenterait un enjeu fort du site, à prendre en compte dans le projet d’aménagement, mais également à valoriser. Un point important est la conservation de cette importante surface prairiale d’un seul tenant.

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Le Pic Cendré

L’île de Taponas est également un des rares sites où des observations de Pic cendré ont été réalisées au cours de dix dernières années. Cette espèce ressemblant quelque peu au Pic vert, n’est pas connue comme nicheuse dans notre département, même si quelques observations ont été réalisées en période de reproduction sur le Val de Saône.

Bien que ces observations se soient répétées plusieurs années, l’état des populations rhônalpines, la situation du site en limite de l’aire de répartition de l’espèce et l’absence de contacts malgré l’utilisation de la repasse en 2017, suggèrent que ces observations concernaient des oiseaux erratiques. Il n’en reste pas moins que la présence potentielle de l’espèce sur le site est susceptible de faire l’objet d’une valorisation.

Le Pic noir, le pic vert et le pic épeiche

Le Pic noir, est aujourd’hui relativement répandu dans notre département. Bien que moins rare qu’il y a une trentaine d’années, l’observation de la plus grande espèce de Pic d’Europe, continue d’égayer les observations naturalistes. L’espèce peut être observée et surtout entendue dans les boisements de l’île de Taponas mais également sur les berges de la Saône. En revanche, en 2017, il semble avoir installé son nid dans le département de l’Ain.

Les boisements de l’île de Taponas montrent les signes de sa présence avec quelques arbres morts au sol lui servant de « garde-manger ». Deux autres espèces de pics utilisent l’île et les boisements des berges pour se reproduire : le Pic vert et le Pic épeiche. La Sitelle torchepot se reproduit également sur l’île.

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Le Milan noir, le Faucon crécerelle et la Buse variable

Malgré un faciès favorable, aucun couple de Milan noir ne s’est reproduit sur l’île en 2017. En revanche l’espèce peut être observée pendant toute la période de reproduction sur le site. Des concentrations de plusieurs dizaines d’individus peuvent être exceptionnellement observées pendant la fauche de la grande prairie. Bien que relativement commun dans le Val de Saône, l’observation de ce rapace dont l’envergure peut atteindre 1,45m est toujours agréable. Les concentrations observables pendant la période de fauche sont liées à son régime alimentaire, constitué en grande partie d’animaux morts. Dès la fin du mois de juillet l’espèce quitte notre département pour effectuer sa migration vers ses quartiers d’hiver en Afrique centrale.

Deux autres rapaces, présent quant à eux tout l’année, se reproduisent sur le site. Le Faucon crécerelle et la Buse variable ont tous deux choisi un petit bosquet d’arbres, en limite de la prairie, pour se reproduire en 2017. Le Faucon crécerelle utilise très certainement en fonction des années les pylônes ou les bâtiments à proximité pour se reproduire.

Le Loriot d’Europe

Parmi les espèces nicheuses sur le site nous noterons également la présence du Loriot d’Europe, qui fait partie des espèces les plus colorées de l’avifaune de notre département. Il apprécie particulièrement les boisements de bords de cours d’eau. Son observation reste difficile tant il aime à se tenir dans les branches hautes des arbres, mais son chant typique s’apprécie et s’entend jusqu’à plusieurs centaines de mètres.

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